Les tensions montent chez Hydro-Québec après le dépôt d’un avis de grève des heures supplémentaires par le Syndicat des technologues d’Hydro-Québec, qui représente plus de 2.700 employés spécialisés. Cette nouvelle étape intervient après plus de deux ans et demi de négociations jugées trop lentes autour du renouvellement de la convention collective expirée depuis décembre 2023.
Le syndicat souhaite accentuer la pression sur la direction afin d’accélérer les discussions et d’obtenir une entente sur plusieurs enjeux considérés comme stratégiques pour les technologues. Parmi les principaux points de friction figurent la flexibilité de la main-d’œuvre, les conditions de travail ainsi que les demandes formulées par l’employeur dans le cadre de la réorganisation interne engagée ces dernières années.
Les représentants syndicaux dénoncent également le recours croissant à la sous-traitance. Selon eux, Hydro-Québec confierait à des prestataires externes des missions déjà maîtrisées par les équipes internes, ce qui alimente les inquiétudes autour d’une possible privatisation progressive de certaines activités techniques de la société d’État. Le syndicat estime que cette stratégie pourrait entraîner une hausse des coûts d’exploitation malgré l’expertise déjà disponible au sein de l’entreprise.
Le président du SCFP 957, Robert Claveau, affirme que cette mobilisation vise avant tout à faire reconnaître le rôle essentiel des technologues dans les opérations d’Hydro-Québec et à améliorer les prestations de services à long terme. Le syndicat insiste également sur le fait que des services essentiels seront maintenus afin d’éviter des impacts majeurs sur la santé et la sécurité de la population québécoise.
Cette montée des tensions intervient dans un contexte où Hydro-Québec fait face à d’importants défis liés à la modernisation du réseau énergétique, à la demande croissante en électricité et aux investissements nécessaires pour accompagner la transition énergétique du Québec. Les discussions entre les deux parties doivent désormais se poursuivre sous haute pression afin d’éviter un enlisement du conflit jusqu’en 2027, comme le redoutent les représentants syndicaux.
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