Les autorités éducatives marocaines ont recensé 4.929 cas de fraude lors de la session régionale du baccalauréat 2026, un chiffre en forte progression par rapport à l’année précédente. Selon le ministère de l’Éducation nationale, cette hausse de 167 % reflète principalement le renforcement des dispositifs de contrôle et de détection mis en place cette année.
L’examen régional unifié de première année du baccalauréat, organisé les 1er et 2 juin à travers le Royaume, a mobilisé 570.696 candidats, dont 82,2 % d’élèves scolarisés et 17,8 % de candidats libres. Le taux de présence a atteint 97,7 % chez les candidats scolarisés contre 64,1 % pour les candidats libres.
Pour lutter contre la triche, le ministère a déployé un arsenal technologique inédit. Près de 2.000 dispositifs électroniques de détection ont été répartis dans les centres d’examen, tandis que plus de 4.000 cadres administratifs et pédagogiques ont bénéficié de formations spécialisées pour l’utilisation de ces équipements.
Cette stratégie s’inscrit dans un plan plus large de modernisation des examens. Les autorités ont également renforcé le suivi numérique des incidents, mis en place des systèmes de signalement en temps réel et développé des outils de traçabilité des copies afin d’améliorer la transparence et l’équité du processus d’évaluation.
La correction des copies a déjà débuté dans les différentes académies régionales avec la participation de plus de 21.000 enseignants mobilisés pour cette opération. Les résultats de l’examen régional sont attendus le 9 juillet prochain.
Cette session marque une nouvelle étape dans la transformation numérique du système éducatif marocain. Face à l’évolution des moyens technologiques utilisés pour contourner les règles des examens, le ministère entend poursuivre le renforcement des outils de surveillance afin de préserver la crédibilité du baccalauréat et garantir l’égalité des chances entre les candidats.




