Le Conseil de sécurité des Nations unies approche d’une échéance importante sur le dossier du Sahara marocain. À moins de trois semaines de l’expiration du mandat de la MINURSO, prévue le 31 octobre, les consultations diplomatiques se poursuivent avant l’examen d’une nouvelle résolution.
Les membres du Conseil ont achevé deux réunions consacrées à la situation sur le terrain et aux perspectives du processus politique. L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Staffan de Mistura, ainsi que le chef de la MINURSO, Alexander Ivanko, ont présenté leurs évaluations aux représentants des États membres.
Selon les informations rapportées par Al Ahdath Al Maghribia, Staffan de Mistura a également transmis des documents contenant ses recommandations et les conclusions de ses échanges avec les parties concernées. Ces démarches visent à relancer les discussions en vue d’une solution politique durable.
Deux difficultés continuent toutefois de peser sur les négociations. La première concerne les incidents de tir et le respect du cessez-le-feu conclu en 1991. La seconde tient au manque de confiance entre les parties, qui complique la reprise d’un dialogue politique constructif.
L’envoyé personnel de l’ONU estime que ces obstacles doivent être traités parallèlement aux efforts diplomatiques. Le soutien du Conseil de sécurité demeure également un élément important pour faire avancer le processus.
Les États-Unis occupent une place particulière dans cette séquence. En tant que rédacteur principal des résolutions du Conseil de sécurité sur le Sahara, Washington participe à la préparation des textes soumis aux membres du Conseil. La coordination avec les autorités américaines se poursuit afin de faciliter les discussions.
Le rapport du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, publié le 1er octobre, constitue un autre document de référence dans les consultations actuelles. Il appelle notamment à éviter les initiatives susceptibles de compromettre le processus politique, à rétablir le cessez-le-feu et à renforcer les mesures de confiance.
La prochaine échéance est fixée à la fin du mois. Le Conseil de sécurité devra alors se prononcer sur le renouvellement du mandat de la MINURSO et sur les orientations à donner à son action.
Pour le Maroc, cette séquence diplomatique constitue un rendez-vous important dans un dossier suivi de près par les acteurs régionaux et internationaux. Le contenu de la future résolution permettra de mieux mesurer les priorités retenues par le Conseil et les perspectives de relance du processus politique.
À ce stade, les consultations engagées ne permettent pas encore de préjuger du contenu définitif du texte ni des éventuelles évolutions qu’il pourrait introduire.




