Le scrutin législatif du 23 septembre redessine la composition de la Chambre des représentants au Maroc. Les résultats provisoires annoncés par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, placent le Parti Authenticité et Modernité (PAM) en tête avec 97 sièges. Le RNI suit avec 66 sièges, devant l’Istiqlal qui en obtient 65.
Cette nouvelle configuration concerne une Chambre de 395 sièges. Les trois formations de la majorité sortante totalisent ensemble 228 élus avec ces résultats provisoires.
Le PJD arrive en quatrième position avec 54 sièges. Ce résultat constitue une nette progression par rapport à sa représentation issue du précédent scrutin, où le parti avait obtenu 13 sièges.
Derrière les quatre principales formations, le Mouvement populaire décroche 29 sièges. L’USFP en obtient 26, tandis que le PPS compte 19 députés. L’Union constitutionnelle complète cette série avec 17 sièges.
Plusieurs formations disposent d’une représentation plus limitée. L’Alliance de la gauche et le MDS obtiennent chacun huit sièges. Le FFD décroche deux sièges, tout comme le Parti de l’Équité. Les Néo-Démocrates et l’UD obtiennent chacun un siège.
La nouvelle carte parlementaire intervient après une campagne qui avait mobilisé 1.850 listes de candidatures à l’échelle nationale. Au total, 7.288 candidatures avaient été enregistrées pour les 395 sièges de la Chambre des représentants.
Le corps électoral comptait 15.801.162 inscrits après la révision exceptionnelle des listes électorales. Les résultats annoncés le 24 septembre restent provisoires, dans l’attente des procédures de validation prévues par le calendrier électoral.
La prochaine étape sera institutionnelle. Une fois les résultats validés, la nouvelle composition de la Chambre permettra d’ouvrir la séquence consacrée à la formation du prochain gouvernement. Le portail officiel des élections indique que cette phase intervient après la validation des résultats.
Le règlement intérieur de la première Chambre prévoit par ailleurs des conditions précises pour la constitution des groupes parlementaires. La nouvelle répartition des sièges déterminera donc aussi l’organisation des forces politiques au sein du Parlement.




