Le règlement du différend autour du Sahara marocain doit désormais s’appuyer sur une solution politique réaliste. C’est la position défendue par Andrew Murrison, député britannique et ancien membre du gouvernement, qui considère l’initiative marocaine d’autonomie comme la seule option actuellement crédible.
Dans une déclaration à l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP), samedi à Londres, le parlementaire a estimé que toutes les parties concernées devraient se rallier à cette proposition. Selon lui, les dernières évolutions au Conseil de sécurité des Nations Unies renforcent la nécessité d’avancer vers un règlement politique fondé sur le réalisme.
Andrew Murrison a également salué le soutien du Royaume-Uni et de la France à la résolution américaine présentée au Conseil de sécurité sur la question du Sahara. Il a estimé que le choix de ces deux pays était justifié, soulignant l’importance de leur position dans l’évolution du dossier sur la scène internationale.
Le député britannique a par ailleurs critiqué la démarche de la Russie, dont la contre-résolution n’a pas abouti. Il considère cet épisode comme une tentative de retarder une évolution qu’il juge désormais difficile à éviter.
Cette prise de position intervient alors que le dossier du Sahara marocain connaît une nouvelle séquence diplomatique à l’ONU. Les débats autour du mandat de la MINURSO et les positions exprimées par plusieurs membres du Conseil de sécurité témoignent des évolutions dans les approches internationales du conflit.
Pour le Maroc, cette dynamique s’inscrit dans une stratégie diplomatique visant à renforcer le soutien international à son initiative d’autonomie. Rabat défend cette proposition comme base d’une solution politique durable, dans le cadre de sa souveraineté sur le Sahara.




