Trichotillomanie : L’arrachage compulsif des poils et cheveux

La trichotillomanie se caractérise par l’arrachage compulsif des poils ou encore des cheveux. La personne souffrant de ce trouble d’habitudes s’arrache continuellement ses propres poils d’où l’accélération de la perte de ces derniers.

Les cas enregistrés pour la trichotillomanie remontent en 1889, mais peu de gens consultaient des médecins spécialistes pour ce genre de trouble croyant que c’était juste un souci dermatologique et non un problème comportemental à cause d’un trouble psychiatrique. Ce n’est qu’en 1990 et suite à la médiatisation de ce trouble que les gens ont commencé à prendre conscience de l’importance des consultations.

Les causes exactes de la trichotillomanie restent encore incertaines, mais plusieurs spécialistes évoquent la piste d’un traumatisme qui pourrait être le déclencheur de ce trouble. Elle peut également se déclencher sans aucune raison. Les personnes atteintes de trichotillomanie, dont la plupart des cas sont des femmes, s’arrachent les cheveux, les poils, les cils et les sourcils et ces impulsions peuvent être périodiques ou de manière continue.

Les personnes atteintes de trichotillomanie ne peuvent pas s’empêcher de s’arracher les poils lors de période de stress, d’ennui ou d’angoisse. Elles sont prises de crise et restent dans leurs bulles dans un état second. Elles peuvent s’arracher les cheveux pendant des heures sans aucune prise de conscience de l’acte effectué. Il y a même des cas, encore plus sérieux, comme ceux qui après s’être arrachés les poils ils les avalent par la suite.

La trichotillomanie est une addiction comportementale et elle peut causer d’importants dégâts pour les personnes atteintes comme la calvitie d’où l’enfermement pour certaines personnes. Ces dernières refusent de sortir et restent enfermées chez elles d’où une plus grande détresse.

Parmi les traitements de ce trouble, il y a la participation à des programmes de modification du comportement ainsi que la mise en application de quelques méthodes de prévention. Pour les cas les plus sérieux, des antidépresseurs sont nécessaires pour baisser les fréquences des crises.

Marie Catherine

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