Après plusieurs mois d’interruption, le Québec s’apprête à relancer son programme de regroupement familial. Dès le 2 juillet 2026, les personnes souhaitant faire venir un conjoint, un parent ou un grand-parent pourront à nouveau déposer une demande, mais dans le cadre de nouvelles règles plus restrictives.
Les autorités québécoises ont fixé un plafond de 15.700 demandes qui pourront être acceptées jusqu’au 30 juin 2028. Cette limite concerne principalement les époux, conjoints de fait, partenaires conjugaux ainsi que les parents et grands-parents. Les enfants à charge, les enfants mineurs orphelins et les procédures d’adoption ne sont pas concernés par cette restriction.
Cette décision est particulièrement suivie par les communautés maghrébines et africaines installées au Canada. Le Maroc, l’Algérie et la Tunisie figurent parmi les principaux pays d’origine des immigrants francophones établis au Québec, où vivent déjà d’importantes communautés issues du Maghreb.
Le retour du programme intervient après une période de blocage qui a laissé des milliers de familles dans l’incertitude. Le précédent quota avait été atteint bien avant son échéance, entraînant la suspension des nouvelles demandes pendant près d’un an. Plusieurs candidats au regroupement familial attendaient depuis des mois la réouverture du dispositif.
Contrairement à l’ancien système, les nouvelles demandes ne seront plus traitées selon l’ordre d’arrivée. Les autorités québécoises ont opté pour un calendrier progressif basé sur la date d’admissibilité accordée par les services fédéraux canadiens. Les dossiers les plus anciens seront ainsi examinés en priorité.
Pour de nombreuses familles marocaines vivant au Québec, cette réouverture représente une opportunité importante. Le regroupement familial demeure l’un des principaux leviers d’intégration, permettant aux nouveaux arrivants de construire leur projet de vie avec leurs proches et de renforcer leur stabilité sociale et économique.
Toutefois, les spécialistes de l’immigration estiment que le nouveau quota pourrait être rapidement atteint compte tenu du nombre de dossiers en attente. Les candidats sont donc invités à préparer leurs documents sans délai afin de maximiser leurs chances de déposer leur demande dès l’ouverture des différentes périodes prévues par l’administration québécoise.
Malgré les limitations imposées, cette reprise marque un signal positif pour des milliers de familles africaines et maghrébines séparées par les frontières et qui espèrent désormais pouvoir se retrouver au Canada dans les prochaines années.




