Le président de la FIFA, Gianni Infantino, réunit ce mercredi les principaux responsables de l’instance mondiale à Salé, dans un contexte marqué par de fortes tensions autour de la gouvernance de l’organisation. Cette rencontre intervient quelques jours après l’abandon d’un projet stratégique qui a suscité de vives réactions au sein du football international.
À l’origine de la polémique figure FIFA Forward Enterprise, une nouvelle structure commerciale dont 20 % du capital devaient être ouverts à des investisseurs privés. Présentée comme un levier de financement, cette initiative a finalement été retirée face aux critiques de plusieurs fédérations et confédérations.
Les opposants au projet estiment qu’une telle opération risquait de réduire le contrôle de la FIFA sur les revenus générés par la Coupe du monde. Les débats se sont intensifiés après la publication d’informations faisant état de l’implication d’une société liée à la famille du président américain Donald Trump, alimentant les interrogations sur la gouvernance du dossier.
L’UEFA s’est imposée comme l’une des voix les plus critiques. Plusieurs fédérations européennes ont depuis pris leurs distances avec Gianni Infantino, remettant en question un soutien qui semblait acquis en vue de l’élection présidentielle prévue en 2027.
Les réserves ne proviennent pas uniquement de l’extérieur de la FIFA. Plusieurs responsables de l’organisation auraient exprimé leurs préoccupations après l’abandon du projet. Le secrétaire général Mattias Grafström aurait évoqué une succession d’événements regrettables, tandis que le directeur des opérations Kevin Lamour aurait estimé que cette initiative ne reflétait pas une décision collective. De son côté, Arsène Wenger a indiqué ne pas avoir participé à son élaboration et a jugé son retrait nécessaire.
Selon plusieurs médias internationaux, la réunion organisée au bureau africain de la FIFA à Salé vise avant tout à consolider les soutiens du président de l’instance à quelques mois du début de la campagne qui mènera au Congrès électif de mars 2027, prévu au Maroc.
Le Royaume occupe une place stratégique dans cette séquence. La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) a réaffirmé son soutien à Gianni Infantino, une position également partagée par plusieurs dirigeants du football africain. La Confédération africaine de football (CAF), en revanche, n’a pas encore officialisé sa position.
Parallèlement, plusieurs médias évoquent des discussions entre l’UEFA, la CONCACAF et la Confédération asiatique de football (AFC) afin d’accentuer la pression sur la direction actuelle de la FIFA. Aucune de ces organisations n’a toutefois confirmé officiellement ces informations.
Malgré cette période de turbulences, la course à la présidence de la FIFA reste ouverte. À ce jour, aucun candidat ne s’est officiellement déclaré pour affronter Gianni Infantino lors de l’élection de 2027, laissant encore planer l’incertitude sur l’avenir de la gouvernance de l’instance mondiale.




