À l’approche de la Coupe du Monde 2030, que le Maroc organisera conjointement avec l’Espagne et le Portugal, la lutte contre le piratage audiovisuel s’impose comme l’un des grands chantiers réglementaires du Royaume. Les autorités souhaitent adapter la législation aux nouvelles formes de diffusion illégale qui se sont développées avec l’essor du numérique.
Le gouvernement a ainsi engagé une réforme du cadre juridique relatif aux droits d’auteur et aux droits voisins. L’objectif est de mieux encadrer les retransmissions sportives en ligne et de renforcer les moyens d’action contre les plateformes proposant illégalement des contenus protégés, notamment via le streaming pirate et les services IPTV non autorisés.
Cette évolution intervient dans un contexte où les droits de diffusion des grandes compétitions sportives représentent des investissements considérables pour les diffuseurs. La protection de ces droits constitue désormais un enjeu économique majeur pour l’ensemble de l’écosystème audiovisuel.
Au-delà des pertes financières pour les détenteurs de droits, les autorités attirent également l’attention sur les risques liés à l’utilisation de plateformes illégales. De nombreux sites de streaming clandestins sont associés à des pratiques frauduleuses telles que le vol de données personnelles, les logiciels malveillants ou encore les tentatives d’hameçonnage visant les utilisateurs.
L’organisation du Mondial 2030 accélère ainsi la modernisation du dispositif marocain de protection de la propriété intellectuelle. Le Royaume entend offrir un environnement conforme aux standards internationaux exigés par les grandes fédérations sportives et les détenteurs de droits mondiaux.
Cette stratégie s’inscrit dans une transformation plus large du secteur des médias et du divertissement, où la consommation de contenus bascule progressivement vers les plateformes numériques. Face à cette mutation, le renforcement des mécanismes de lutte contre le piratage apparaît comme une condition essentielle pour préserver la valeur des contenus sportifs et soutenir le développement de l’économie numérique au Maroc.




