Le gouvernement du Canada poursuit l’assouplissement de certaines mesures d’immigration afin de répondre aux besoins du marché de l’emploi tout en favorisant le regroupement familial. Une nouvelle disposition permet désormais aux conjoints et conjointes de certains travailleurs étrangers temporaires établis au Québec d’obtenir plus facilement un permis de travail ouvert.
Annoncée par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, cette extension d’une politique d’intérêt public temporaire vise les travailleurs étrangers engagés dans un processus menant à la résidence permanente dans la province. Dès lors qu’un demandeur principal est jugé admissible à cette mesure, son époux ou conjoint de fait peut également présenter une demande de permis de travail ouvert, à condition de détenir un statut de résident temporaire valide au Canada ou que celui-ci ait expiré depuis moins de 90 jours.
Pour bénéficier du dispositif, le conjoint doit être inclus dans la demande de sélection permanente déposée dans le cadre du Programme de sélection des travailleurs qualifiés du Québec. La mesure restera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2026.
Cette décision s’inscrit dans la stratégie canadienne visant à répondre aux pénuries de main-d’œuvre observées dans plusieurs secteurs de l’économie. En facilitant l’intégration professionnelle des membres de la famille, les autorités espèrent renforcer l’attractivité du Québec auprès des travailleurs qualifiés tout en améliorant leur stabilité durant le processus d’immigration.
Le gouvernement canadien souligne également que cette initiative contribue à maintenir l’unité familiale pendant les démarches administratives souvent longues menant à l’obtention de la résidence permanente. La possibilité pour les conjoints d’accéder au marché du travail est également perçue comme un facteur important d’intégration économique et sociale.
Parallèlement, Ottawa affirme poursuivre son objectif de rééquilibrage démographique en collaboration avec les provinces et territoires. Les autorités fédérales maintiennent leur ambition de réduire la proportion de résidents non permanents à moins de 5 % de la population canadienne d’ici la fin de 2027, tout en continuant à répondre aux besoins des employeurs confrontés à des difficultés de recrutement.




