La pression monte en Nouvelle-Écosse alors que des milliers de travailleurs du secteur des soins de longue durée poursuivent leur mouvement de grève depuis plus de six semaines. Plusieurs syndicats et organisations communautaires doivent se rassembler à Halifax à l’occasion du discours sur l’état de la province du Premier ministre Tim Houston afin de dénoncer la situation dans les établissements de soins et réclamer une reprise sérieuse des négociations.
Selon le Syndicat canadien de la fonction publique (CUPE), près de 3.500 employés répartis dans 35 sections locales participent actuellement au mouvement social. Les travailleurs concernés réclament principalement une amélioration des salaires et des conditions de travail dans un secteur confronté depuis plusieurs années à des difficultés de recrutement et à une forte pression opérationnelle.
Les organisateurs du rassemblement estiment que la crise des soins de longue durée ne peut plus être ignorée par les autorités provinciales. Plusieurs représentants syndicaux, responsables politiques et dirigeants d’organisations de santé doivent intervenir lors de cette mobilisation organisée devant le Halifax Convention Centre.
Parmi les personnalités attendues figurent notamment le président national du CUPE Mark Hancock, la dirigeante du NPD de Nouvelle-Écosse Claudia Chender, ainsi que des représentants du syndicat des infirmières et de la Fédération du travail de Nouvelle-Écosse.
Le conflit social semble s’enliser depuis l’échec des dernières discussions entre les parties le 7 mai. Les syndicats accusent le gouvernement provincial de ne pas répondre aux revendications des travailleurs, tandis que plusieurs élus locaux sont critiqués pour leur silence sur le dossier.
Cette mobilisation intervient dans un contexte où le secteur des soins de longue durée fait face à des défis croissants au Canada, notamment le vieillissement de la population, les pénuries de personnel et les difficultés de financement des structures d’accueil pour personnes âgées.
Les syndicats espèrent désormais utiliser la visibilité politique du discours du Premier ministre pour accroître la pression publique et pousser le gouvernement à revenir à la table des négociations avec une nouvelle proposition






