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Sahara marocain : Washington accélère avant l’échéance de l’ONU

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Sahara marocain : Washington accélère avant l’échéance de l’ONU
Sahara marocain : Washington accélère avant l’échéance de l’ONU

À l’approche du 31 octobre, le dossier du Sahara marocain entre dans une nouvelle phase diplomatique. Washington insiste désormais sur la nécessité de sortir du statu quo et de parvenir à une solution politique.

Le message est venu de Mike Waltz, ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies. Après une rencontre avec des représentants du Polisario, il a rappelé que les populations des camps de Tindouf attendent depuis plusieurs décennies une issue au conflit. Il a également estimé qu’une base de solution existe déjà.

Cette déclaration intervient quelques semaines avant la réunion du Conseil de sécurité consacrée au mandat de la Minurso. Elle intervient aussi après une séquence diplomatique marquée par plusieurs prises de position favorables au Maroc.

Pour Rabat, la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU a permis de consolider la dynamique autour du plan d’autonomie. Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a notamment mis en avant l’évolution de plusieurs pays sur cette question.

Le Pérou a annoncé son soutien à la souveraineté marocaine sur le Sahara et son intention d’ouvrir un consulat à Dakhla. La Bolivie a réaffirmé sa position en faveur de la marocanité du Sahara. Elle a également évoqué l’ouverture d’un bureau commercial dans les provinces du Sud.

Le Chili a, de son côté, exprimé son soutien à la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son territoire. Santiago a également apporté son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie et souhaite renforcer les échanges économiques dans la région du Sahara.

Le Panama, qui siège au Conseil de sécurité comme membre non permanent, a également réaffirmé sa position. Le pays considère que son ambassade à Rabat couvre l’ensemble du territoire marocain, y compris les provinces du Sud.

D’autres évolutions concernent Maurice, la Jamaïque et l’Arménie. Selon Nasser Bourita, Maurice considère désormais l’autonomie sous souveraineté marocaine comme une solution crédible. La Jamaïque estime également que cette option pourrait constituer une voie réalisable. L’Arménie a, pour sa part, exprimé son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie.

Cette multiplication de positions intervient alors que les États-Unis maintiennent leur implication dans le dossier. La résolution 2797, adoptée en octobre 2025, avait déjà placé la proposition marocaine d’autonomie au centre des discussions soutenues par Washington.

Un an plus tard, le message américain met davantage l’accent sur le temps écoulé et la nécessité d’éviter une nouvelle période d’attente.

Le 31 octobre constituera donc une nouvelle étape importante pour le dossier du Sahara marocain. Le Conseil de sécurité devra notamment se prononcer sur l’avenir du mandat de la Minurso, tandis que les efforts diplomatiques se poursuivent autour d’une solution politique.

Pour le Maroc, l’enjeu consiste désormais à transformer les soutiens accumulés au niveau bilatéral en dynamique durable au sein des Nations unies.

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