Les récentes évolutions de la réglementation des changes étaient au centre d’une rencontre organisée à Casablanca par Bank of Africa. L’événement a réuni des représentants de l’Office des changes, de l’AMDIE ainsi que des opérateurs économiques venus s’informer sur les nouvelles dispositions introduites par l’Instruction générale des opérations de change 2026.
Cette réforme vise à renforcer l’ouverture internationale des entreprises marocaines tout en simplifiant plusieurs procédures administratives liées aux opérations en devises. Les échanges ont notamment porté sur les mesures destinées à soutenir l’investissement, le commerce extérieur et le financement des activités à l’international.
Parmi les nouveautés les plus marquantes figure l’assouplissement des conditions accordées aux start-up labellisées. Ces dernières pourront désormais réaliser des investissements à l’étranger pouvant atteindre 10 millions de dirhams par an sans être soumises à certaines exigences auparavant requises en matière d’ancienneté ou de certification des comptes.
La nouvelle réglementation prévoit également davantage de flexibilité pour les exportateurs marocains. Les entreprises pourront conserver une part plus importante de leurs recettes dans des comptes en devises ou en dirhams convertibles afin de financer plus facilement leurs activités internationales. Des simplifications ont également été introduites concernant l’importation de services, les garanties dans les opérations de cession et certains transferts liés aux investissements étrangers.
Les dotations en devises connaissent elles aussi une revalorisation significative. La dotation dédiée aux voyages d’affaires est doublée pour atteindre un million de dirhams par an pour certaines entreprises, tandis que les opérateurs catégorisés peuvent désormais bénéficier d’un plafond encore plus élevé. Les étudiants poursuivant leur formation à l’étranger profitent également d’un relèvement des montants autorisés pour couvrir leurs frais de séjour.
Les particuliers ne sont pas en reste. Les plafonds relatifs aux dépenses e-commerce et aux voyages personnels ont été revus à la hausse afin de mieux répondre à l’évolution des besoins des usagers et aux nouvelles pratiques de consommation numérique.
À travers cette rencontre, Bank of Africa a également présenté ses dispositifs d’accompagnement destinés aux entreprises engagées dans le commerce international. Le groupe bancaire met notamment en avant des solutions de financement, de gestion des flux internationaux et de couverture contre les risques liés aux fluctuations des devises.




