Bell accélère ses suppressions de postes malgré sa rentabilité

Une nouvelle vague de licenciements frappe le géant canadien des télécommunications Bell. Selon le syndicat Unifor, près de 180 emplois seront supprimés dans plusieurs provinces canadiennes, notamment au Québec, en Ontario et dans les provinces de l’Atlantique.

Le syndicat dénonce une stratégie qui se répète depuis plusieurs années au sein de la maison mère de Bell, BCE. Alors que l’entreprise demeure profitable, les représentants des travailleurs estiment que la réduction continue des effectifs affaiblit la stabilité de l’emploi et compromet l’avenir de nombreux salariés.

Parmi les postes touchés figurent des employés administratifs, des équipes de vente ainsi que du personnel technique. Unifor affirme que plus de 120 travailleurs concernés feront l’objet de licenciements directs, plutôt que d’être intégrés aux programmes de départ volontaire négociés dans certaines conventions collectives.

Pour le syndicat, cette décision risque de toucher particulièrement les employés les plus récents au sein de l’entreprise, souvent plus jeunes et moins protégés par l’ancienneté. Les responsables syndicaux craignent également que cette politique rende les carrières à long terme de moins en moins attractives chez Bell.

La présidente nationale d’Unifor, Lana Payne, accuse l’entreprise de privilégier les rendements financiers à court terme au détriment de ses ressources humaines. Elle estime que les grandes entreprises canadiennes devraient au contraire renforcer leurs investissements et soutenir l’emploi dans un contexte économique marqué par de nombreux défis.

De son côté, le directeur québécois d’Unifor, Daniel Cloutier, souligne que Bell continue de réduire ses effectifs malgré des résultats financiers solides. Selon lui, les travailleurs ne devraient pas être considérés comme une simple variable d’ajustement dans les stratégies de rentabilité.

Bell respecte toutefois, selon le syndicat, les obligations prévues aux conventions collectives concernant les préavis et les indemnités de départ. La contestation porte davantage sur l’orientation globale de l’entreprise que sur les modalités des licenciements.

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