Trois candidats d’origine marocaine feront leur entrée ou leur retour à l’Assemblée nationale du Québec après les élections législatives du 5 octobre. Leur présence constitue l’un des principaux faits marquants pour la communauté marocaine installée dans la province.
Monsef Derraji conserve son siège dans la circonscription de Nelligan avec 63,25 % des suffrages. Valérie Assouline s’impose à Saint-Laurent avec 54,45 %. De son côté, Nada Boumeftah décroche le siège de Maurice-Richard au terme d’une course particulièrement serrée, remportée avec seulement 307 voix d’avance.
Les trois élus siègent sous la bannière du Parti libéral du Québec. Leur victoire intervient alors que le parti libéral conserve une place centrale à l’Assemblée nationale, avec 40 sièges selon les résultats rapportés après le scrutin.
Le paysage politique québécois est fortement bouleversé par le retour au pouvoir du Parti québécois. Dirigé par Paul St-Pierre Plamondon, le parti obtient 59 sièges sur 127 et forme un gouvernement minoritaire.
Cette situation oblige le nouveau gouvernement à rechercher des appuis auprès des autres formations pour faire adopter ses principales mesures. Les débats sur l’immigration, le logement, le budget et les relations avec Ottawa devraient rapidement occuper l’Assemblée nationale.
Le scrutin a également marqué un recul majeur de la Coalition avenir Québec. Le parti, qui disposait auparavant de 90 sièges, n’en obtient aucun malgré 13,3 % des suffrages. Le mode de scrutin majoritaire à un tour explique en partie cet écart entre les voix obtenues et la représentation parlementaire.
La question de l’avenir constitutionnel du Québec restera également présente. Le Parti québécois défend l’indépendance de la province, mais son gouvernement minoritaire devra composer avec une opposition importante




