Le Pérou veut renforcer sa présence diplomatique et économique au Maroc avec un projet de consulat à Dakhla. L’annonce a été faite à New York à l’issue d’une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Lima a exprimé sa volonté d’ouvrir une représentation consulaire dans la ville de Dakhla. Le projet pourrait également donner une nouvelle dimension aux échanges commerciaux entre le Pérou, le Maroc et les marchés africains.
Selon le communiqué conjoint publié après la rencontre, cette présence consulaire doit notamment faciliter l’accès des produits péruviens aux marchés du continent. Dakhla pourrait ainsi servir de point d’appui aux entreprises péruviennes souhaitant développer leurs activités en Afrique.
L’annonce intervient parallèlement à une évolution de la position diplomatique de Lima sur la question du Sahara. Le ministre péruvien des Relations extérieures, Carlos Espá y Garcés Alvear, a réaffirmé le soutien de son pays à l’intégrité territoriale du Maroc et à sa souveraineté sur le Sahara.
Le Pérou apporte également son soutien à l’Initiative marocaine d’Autonomie. Lima la considère comme une base pour parvenir à une solution politique, durable et acceptable par les parties concernées.
Cette position a été communiquée à l’issue de l’entretien avec Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.
Le communiqué fait aussi référence à la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée en octobre 2025. Le Pérou indique adhérer à cette résolution et considère qu’elle a donné une nouvelle impulsion au processus politique concernant le Sahara.
L’ouverture envisagée à Dakhla associe ainsi deux dimensions. La première est diplomatique, avec une représentation consulaire dans une ville devenue un point important de la présence étrangère au sud du Maroc. La seconde est économique, avec l’objectif affiché de faciliter les échanges entre les entreprises péruviennes et les marchés africains.
Pour Lima, Dakhla pourrait notamment constituer une porte d’entrée vers des débouchés africains. Pour Rabat, l’annonce s’inscrit dans le développement des relations avec des pays d’Amérique latine autour de la coopération diplomatique et économique.
Le projet péruvien intervient alors que plusieurs pays étrangers cherchent également à renforcer leur présence économique dans les provinces du Sud. La future représentation consulaire pourrait donc accompagner le développement de nouveaux échanges commerciaux entre l’Amérique du Sud, le Maroc et l’Afrique.




