Les échanges commerciaux entre le Maroc et trois provinces canadiennes connaissent une progression spectaculaire en 2026. Entre janvier et juillet, les flux de marchandises enregistrés avec le Nouveau-Brunswick, le Manitoba et la Saskatchewan ont atteint 401,79 millions de dollars canadiens, contre environ 216,76 millions sur la même période de 2025, selon les données de Statistique Canada.
En un an, les échanges entre les deux pays à travers ces trois provinces ont ainsi progressé d’environ 85 %. Cette accélération repose principalement sur l’augmentation des achats de produits marocains dans les provinces des Prairies et sur un bond particulièrement marqué des exportations du Nouveau-Brunswick vers le Royaume.
Le Manitoba représente à lui seul près de la moitié des importations marocaines enregistrées par ces trois provinces. Entre janvier et juillet, ses achats de marchandises en provenance du Maroc ont atteint 180,98 millions de dollars canadiens, contre 138,03 millions un an auparavant. La progression s’établit ainsi à 31,1 %.
La Saskatchewan affiche une dynamique encore plus soutenue. Les importations de produits marocains y ont atteint 107,19 millions de dollars canadiens, en hausse de 36,2 % sur un an. Avec le Manitoba, la province a ainsi acheté pour 288,17 millions de dollars canadiens de marchandises marocaines sur les sept premiers mois de l’année, soit près de 1,96 milliard de dirhams.
Ces performances renforcent sensiblement la position du Maroc parmi les fournisseurs étrangers de ces deux provinces canadiennes. Elles traduisent également l’élargissement progressif des échanges commerciaux au-delà des grands marchés canadiens traditionnellement associés au commerce avec le Royaume.
Le phénomène le plus spectaculaire apparaît toutefois au Nouveau-Brunswick. Les exportations de cette province vers le Maroc sont passées d’environ 10 000 dollars canadiens sur les sept premiers mois de 2025 à 113,62 millions de dollars sur la même période de 2026.
Un tel écart ne correspond pas à une simple progression d’un courant commercial existant. Il témoigne plutôt de l’apparition, en quelques mois, d’un flux de marchandises d’une valeur considérable. Avec ce niveau d’exportations, le Maroc est devenu l’un des principaux débouchés internationaux du Nouveau-Brunswick, derrière les États-Unis.
Cette évolution modifie également la géographie des échanges maroco-canadiens. Alors que les provinces de l’Ouest apparaissent comme des marchés importants pour les produits marocains, le Nouveau-Brunswick prend désormais une place significative dans le sens inverse des échanges.
La nature exacte de cette accélération devra toutefois être précisée par l’analyse détaillée des données douanières. La ventilation par catégories de produits permettra notamment de déterminer si les hausses observées reposent sur quelques marchandises dominantes ou sur une diversification des échanges.
Avec plus de 400 millions de dollars canadiens de flux cumulés en seulement sept mois, le commerce entre le Maroc et ces trois provinces illustre en tout cas une intensification rapide des relations économiques bilatérales en 2026.




