Bank Al-Maghrib franchit une nouvelle étape dans le développement des paiements électroniques au Maroc. À partir du 1er octobre 2026, la Banque centrale appliquera une baisse du plafond des frais d’interchange monétique domestique, une mesure destinée à favoriser l’usage des cartes bancaires, améliorer la transparence des coûts et renforcer la protection des consommateurs.
La décision réglementaire n°265/W/2026 fixe désormais le plafond général des frais d’interchange à 0,5 % hors taxes, contre 0,65 % auparavant. Un taux préférentiel de 0,15 % hors taxes sera également appliqué aux paiements liés aux services publics électroniques (e-Gov) ainsi qu’aux transactions réalisées auprès des commerces de proximité.
Les frais d’interchange représentent une composante de la commission d’acquisition versée par les commerçants aux établissements de paiement pour accepter les règlements par carte bancaire. En réduisant ces plafonds, Bank Al-Maghrib entend encourager une adoption plus large des solutions de paiement électronique tout en limitant les coûts supportés par les professionnels.
La Banque centrale rappelle par ailleurs que ces commissions restent exclusivement à la charge des commerçants. Elles ne peuvent être répercutées sur les clients, quel que soit le moyen de paiement utilisé. Cette interdiction de surfacturer les consommateurs est réaffirmée dans la nouvelle réglementation afin de garantir un traitement équitable des utilisateurs des services de paiement.
Le nouveau dispositif prévoit également un renforcement des obligations de transparence. Les établissements de paiement acquéreurs devront préciser clairement les frais appliqués dans les contrats conclus avec les commerçants. Ils seront également tenus de s’assurer que les modalités de paiement sont affichées de manière visible dans les points de vente.




