Le gouvernement canadien a finalement rétabli la citoyenneté de plusieurs personnes qui avaient récemment reçu l’ordre de restituer leur certificat de citoyenneté. Ce revirement intervient quelques jours seulement après l’ouverture d’un réexamen de certains dossiers liés à la nouvelle loi sur la citoyenneté par filiation.
Entrée en vigueur le 15 décembre 2025, cette réforme permet aux personnes nées avant cette date de réclamer la citoyenneté canadienne si elles peuvent démontrer une filiation directe avec un ancêtre canadien à chaque génération. Depuis son adoption, environ 4 100 personnes ont obtenu la nationalité grâce à ce dispositif, dont une majorité de citoyens américains.
Parmi les personnes concernées figure Bridget Burnett, qui avait reçu une lettre lui demandant de rendre son certificat. Quelques jours plus tard, les autorités canadiennes lui ont confirmé, ainsi qu’à sa mère et à son fils, que leur citoyenneté demeurait valide après un examen approfondi de leur dossier.
Le ministère de l’Immigration n’a pas expliqué les raisons ayant conduit à ces réexamens. La ministre Lena Diab a simplement rappelé que les preuves issues de sites de généalogie ne suffisent pas à établir un droit à la citoyenneté et que seuls des documents officiels vérifiés peuvent être retenus.
Les personnes visées avaient également été informées que leurs passeports canadiens perdaient leur validité et devaient être restitués dans un délai de quinze jours. Cette décision avait créé une vive inquiétude parmi les nouveaux citoyens concernés.
Si Bridget Burnett s’apprête désormais à s’installer en Colombie-Britannique avec sa famille, elle reconnaît conserver une certaine appréhension après cet épisode, craignant que son dossier puisse de nouveau faire l’objet d’un réexamen à l’avenir.




