La transition vers la facturation électronique s’impose progressivement comme l’un des grands chantiers de transformation des entreprises au Maroc. Au-delà de la simple dématérialisation des documents, cette évolution est perçue comme un levier de compétitivité capable d’améliorer l’efficacité des opérations financières et d’accélérer la modernisation de l’économie nationale.
Réunis à Casablanca lors de la première édition du rendez-vous des directeurs financiers et administratifs, les acteurs du secteur ont souligné l’importance croissante de la digitalisation des flux financiers. Selon Rachid Saihi, les entreprises évoluent dans un environnement marqué par l’automatisation, l’intelligence artificielle, la multiplication des échanges numériques et le renforcement des exigences de conformité et de traçabilité.
L’ambition est de parvenir à une intégration complète entre les systèmes de gestion, les plateformes bancaires et les infrastructures de paiement. À terme, une facture pourrait être créée, validée, réglée et analysée presque instantanément grâce à des processus largement automatisés, réduisant ainsi les délais et les coûts administratifs.
Le Maroc a déjà enregistré des avancées significatives dans le domaine du paiement électronique. Les flux numériques, qui représentaient environ un milliard de dirhams au début des années 2000, atteignent aujourd’hui plusieurs centaines de milliards de dirhams par an. Cette évolution témoigne de l’adoption croissante des solutions digitales par les entreprises et les consommateurs.
De son côté, El Hadi Chaibainou a rappelé que cette transformation s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale Maroc Digital 2030. Les progrès réalisés par l’administration fiscale dans les services en ligne ont contribué à accélérer la dématérialisation et à simplifier les démarches pour les entreprises.




