Le Maroc améliore sa position dans le dernier Travel & Tourism Development Index du Forum économique mondial (WEF). Le Royaume occupe désormais la 70e place parmi 110 économies évaluées.
Avec une note de 3,84 sur 7, le Maroc gagne sept places par rapport à l’édition 2024. Son score progresse également de 5,5 %, alors que la hausse moyenne enregistrée au niveau mondial atteint 2,1 %.
Ce classement ne repose pas directement sur le nombre de touristes accueillis. Il mesure plutôt les conditions nécessaires au développement du tourisme. Infrastructures, transport aérien, environnement des affaires, compétences, numérique et ouverture internationale font partie des critères étudiés.
Le Maroc conserve ainsi une dynamique positive dans un secteur stratégique pour son économie. La progression enregistrée entre les deux éditions montre notamment les avancées réalisées sur plusieurs composantes de l’écosystème touristique.
À l’échelle de l’Afrique du Nord, le Royaume se classe derrière l’Égypte. Cette dernière occupe la 63e position mondiale avec une note de 3,97. La Tunisie arrive à la 82e place, tandis que l’Algérie se situe au 89e rang.
Dans la région MENA, plusieurs économies affichent des positions plus élevées. Les Émirats arabes unis arrivent à la 22e place, suivis de l’Arabie saoudite à la 29e et du Qatar à la 47e.
Le classement souligne aussi plusieurs défis auxquels le secteur touristique mondial doit faire face. La croissance des arrivées internationales exerce une pression croissante sur les infrastructures, les ressources naturelles et les compétences disponibles.
Le Maroc doit donc accompagner la hausse de la fréquentation par le développement de ses capacités touristiques. La connectivité aérienne, la formation, les services numériques et la répartition de l’activité entre les territoires restent des leviers importants.
Le WEF rappelle également que la progression du tourisme mondial ne se traduit pas automatiquement par une amélioration de tous les indicateurs de compétitivité. Les coûts, les infrastructures et la durabilité deviennent des enjeux de plus en plus importants pour les destinations.
Pour le Maroc, le gain de sept places constitue ainsi un indicateur de progression. La 70e position montre toutefois que plusieurs marges de développement restent ouvertes pour renforcer la compétitivité de la destination sur le marché international.




