Le Maroc occupe une place importante dans la stratégie d’accès au marché des laboratoires pharmaceutiques russes. Entre janvier et septembre 2026, 66 certificats de produit pharmaceutique ont été établis pour le marché marocain.
Ces documents attestent notamment de la conformité des sites de production aux bonnes pratiques de fabrication. Ils sont nécessaires aux fabricants qui souhaitent présenter leurs médicaments aux autorités réglementaires des pays importateurs.
D’après les données du ministère russe de l’Industrie et du Commerce, 1 034 certificats ont été enregistrés entre le 19 janvier et le 18 septembre 2026. Avec 66 documents, le Maroc représente 6,4 % du total.
Le Royaume figure ainsi parmi les principales destinations de ces certificats russes. Il devance légèrement l’Algérie, qui en compte 64, et la Libye, avec 56.
L’importance de l’Afrique du Nord apparaît clairement dans ces chiffres. Les trois marchés réunissent 186 certificats, soit près de 18 % du volume enregistré par les autorités russes sur la période.
Le Maroc se situe derrière le Vietnam et la Mongolie, qui comptent respectivement 77 et 73 certificats. D’autres marchés figurent également parmi les principales destinations, notamment l’Afghanistan, le Yémen, Cuba et les Émirats arabes unis.
Les données montrent aussi une forte concentration du côté des fabricants. Trois laboratoires russes représentent à eux seuls plus de la moitié des certificats enregistrés.
Promomed Rus arrive en tête avec 281 certificats. Biocad en compte 126, tandis que Gueropharm en totalise 123. Ensemble, ces trois entreprises représentent 530 documents.
Le portefeuille de produits est lui aussi marqué par certaines spécialités. Les traitements liés au diabète de type 2 et à l’obésité occupent une place importante.
Les médicaments à base de tirzépatide arrivent notamment en tête des dénominations enregistrées. Tirzetta compte 119 certificats et Sedjaro 55. À eux deux, ils représentent 174 documents.
Plusieurs spécialités à base de sémaglutide figurent également parmi les produits les plus représentés. Cette concentration illustre l’importance croissante des traitements destinés au diabète et à la gestion du poids dans les stratégies d’expansion internationale des laboratoires.
Ces certificats ne signifient toutefois pas que les médicaments concernés ont déjà été commercialisés au Maroc. Ils ne permettent pas non plus de mesurer les volumes exportés ou la valeur des ventes.
Un même médicament peut nécessiter plusieurs certificats pour accéder à différents marchés. Les chiffres traduisent donc avant tout une démarche réglementaire engagée par les fabricants russes.
Le rythme d’émission des certificats a par ailleurs varié au cours de l’année. Juin a enregistré le volume le plus élevé, avec 172 documents, devant février, mars et avril.
La progression de ces démarches réglementaires confirme néanmoins l’intérêt porté au marché marocain. Pour les laboratoires russes, le Royaume apparaît comme l’un des marchés nord-africains importants dans leur développement international.




