La route express reliant Tiznit à Dakhla portera désormais le nom de « President Donald J. Trump Highway », une annonce faite par le président américain Donald Trump sur son réseau social Truth Social. Cette décision confère une dimension symbolique supplémentaire à l’un des plus importants projets d’infrastructure réalisés au Maroc ces dernières années.
Dans son message, Donald Trump a remercié His Majesty King Mohammed VI et a exprimé son souhait de parcourir prochainement les 1.055 kilomètres de cette route stratégique, saluant un axe qu’il a qualifié de remarquable.
Au-delà de cette nouvelle appellation, cette infrastructure occupe une place centrale dans la stratégie de développement du Maroc. Elle relie les principales villes des provinces du Sud, améliore les échanges entre le nord et le sud du Royaume et facilite la circulation des personnes ainsi que des marchandises.
Construite pour un investissement estimé à près d’un milliard de dollars, cette route comprend notamment un tronçon de 555 kilomètres entre Tiznit et Laâyoune, plusieurs ouvrages d’art majeurs ainsi que le plus long viaduc réalisé au Maroc. Son déploiement contribue au désenclavement des territoires, tout en renforçant leur attractivité économique.
L’axe constitue également un élément clé des grands projets lancés dans les provinces du Sud. Il accompagnera le développement du futur port Dakhla Atlantique, appelé à devenir une plateforme logistique de référence sur la façade atlantique africaine. Grâce à cette connexion terrestre, le Maroc entend renforcer son rôle de hub régional reliant les marchés africains, européens et américains.
Cette route s’inscrit aussi dans la vision portée par l’Initiative Royale visant à offrir aux pays du Sahel un accès à l’océan Atlantique. En améliorant la connectivité avec les provinces du Sud, elle participe à la création de nouveaux corridors commerciaux et logistiques au service de l’intégration économique africaine.
Le choix de baptiser cette infrastructure « President Donald J. Trump Highway » intervient dans le prolongement des relations historiques entre Rabat et Washington. Il rappelle notamment la reconnaissance, par les États-Unis sous la présidence de Donald Trump, de la souveraineté du Maroc sur son Sahara, une décision qui continue de marquer les relations entre les deux pays.
Cette nouvelle dénomination met également en lumière des liens diplomatiques anciens. Le Maroc fut le premier État à reconnaître l’indépendance des États-Unis en 1777, avant la signature, en 1786, du Traité de paix et d’amitié, considéré comme le plus ancien traité diplomatique toujours en vigueur dans l’histoire américaine.
En associant cette route stratégique au nom du président américain, le Maroc renforce la portée symbolique d’une infrastructure appelée à jouer un rôle majeur dans le développement économique des provinces du Sud, la consolidation des échanges régionaux et l’ouverture du Royaume vers les grands axes commerciaux atlantiques.




