La campagne marocaine de la pastèque entre dans sa phase la plus active, avec une montée en puissance des récoltes dans plusieurs bassins de production. Les expéditions vers les marchés européens se poursuivent à un rythme soutenu, mais les professionnels restent confrontés à une baisse des prix qui réduit fortement les marges à l’export.
Après un début de saison marqué par des difficultés de qualité et de calibre dans certaines zones de production, la situation s’est progressivement améliorée grâce aux récoltes issues de Taroudant. Les fruits affichent désormais une meilleure qualité, permettant aux exportateurs de répondre aux exigences des acheteurs européens.
Selon les opérateurs du secteur, le pic de la production nationale devrait être atteint à la mi-juillet, avec l’entrée en campagne des régions du centre puis du nord du Royaume. Cette augmentation des volumes intervient toutefois dans un contexte de forte concurrence sur les marchés européens, où les pastèques en provenance d’Espagne, d’Italie et de Grèce occupent également une place importante.
Les exportateurs marocains ont également dû faire face à des perturbations logistiques au cours des dernières semaines. Des congestions portuaires et des retards dans le transport ont affecté la qualité de certaines livraisons. Ces difficultés semblent désormais en voie de résolution, offrant de meilleures perspectives pour la suite de la campagne.
Malgré une demande toujours présente, les prix pratiqués sur les marchés européens restent insuffisants pour couvrir les coûts de transport et de commercialisation. Cette situation pousse plusieurs entreprises marocaines à ralentir temporairement leurs expéditions dans l’attente d’une amélioration des conditions de marché.
Les professionnels gardent néanmoins une vision positive pour les prochaines semaines. Les fortes températures observées en Europe devraient stimuler la consommation de pastèques, traditionnellement très recherchées durant les épisodes de chaleur. Si cette tendance se confirme, les prix pourraient retrouver un niveau plus favorable au moment où les récoltes marocaines atteindront leur maximum, renforçant ainsi la compétitivité des exportations du Royaume.




