La culture marocaine s’invite une nouvelle fois au Québec à travers la cinquième édition du Festival Marocain de Québec, ouverte vendredi dans une ambiance placée sous le signe de la transmission et du dialogue interculturel.
Organisée par l’Association Voix des Marocains du Canada, la manifestation s’étend sur trois journées et rassemble différentes communautés autour d’un patrimoine marocain présenté dans toute sa diversité. L’objectif dépasse la simple célébration culturelle : le festival entend créer des passerelles avec la société québécoise à travers la musique, les traditions, l’artisanat et la gastronomie.
Pour Rachid Seghrouchni, chef de mission adjoint à l’ambassade du Royaume à Ottawa, cette nouvelle édition illustre les efforts déployés par les organisateurs pour faire connaître la richesse du patrimoine marocain et contribuer à son rayonnement au Canada. Il a également mis en avant les valeurs de paix, de dialogue, de tolérance et de vivre-ensemble associées à cette initiative.
Le programme accorde une place importante aux expressions du patrimoine immatériel marocain. Chants, danses, musique, artisanat et cuisine permettent au public de découvrir plusieurs facettes de la culture du Royaume, dans une programmation pensée pour favoriser les échanges entre les participants.
La communauté marocaine installée au Canada occupe également une place centrale dans cette dynamique. Selon Seghrouchni, son implication dans les domaines culturel, social et économique contribue au rayonnement du Maroc au sein de la société canadienne et québécoise.
De son côté, Nouzha Enkila, présidente de l’Association Voix des Marocains du Canada, explique que le festival est né de la volonté de créer au Québec un espace consacré à la découverte du patrimoine marocain, tout en encourageant le dialogue avec la culture locale.
Au fil des éditions, le rendez-vous est devenu un lieu de transmission pour les Marocains établis au Canada. Il permet notamment aux nouvelles générations de rester connectées à leur héritage culturel tout en le partageant avec un public plus large.
Cette dimension intergénérationnelle s’accompagne d’une forte volonté d’ouverture. Les organisateurs souhaitent faire du festival un espace accessible à toutes les communautés, où les traditions marocaines et québécoises peuvent se rencontrer sans se concurrencer, mais plutôt se compléter.
La programmation traduit concrètement cette orientation. Les arts Gnawa et Aïssaoua côtoient la musique et les danses marocaines, tandis que le public peut également découvrir la danse traditionnelle québécoise et les tambours traditionnels du Québec. Des activités consacrées à l’artisanat et plusieurs ateliers culturels complètent l’offre.
La musique marocaine sera également représentée par l’artiste Mohamed Reffi, attendu pour un spectacle présenté comme l’un des moments forts de cette cinquième édition.
La gastronomie constitue un autre point de rencontre entre les deux cultures. Un atelier met notamment en parallèle deux produits emblématiques : l’huile d’argan marocaine et le sirop d’érable canadien. Une manière concrète d’illustrer l’esprit du festival, qui cherche à faire de la culture un outil de découverte et de rapprochement.
À travers cette nouvelle édition, le Festival Marocain de Québec poursuit ainsi une ambition double : préserver et transmettre l’héritage culturel marocain auprès des générations établies au Canada, tout en renforçant les liens avec la société québécoise autour d’un patrimoine présenté comme un espace de dialogue et de partage.




