Le trafic aérien poursuit sa progression au Maroc. Les aéroports du Royaume ont accueilli 22,28 millions de passagers durant les sept premiers mois de 2026, soit une hausse de 8,77 % sur un an. Cette dynamique confirme l’accélération des flux aériens alors que le secteur touristique marocain continue de gagner en attractivité.
La croissance concerne à la fois les liaisons internationales et domestiques. Entre janvier et juillet, le trafic international a atteint 19,89 millions de voyageurs, en augmentation de 8,82 %. Les vols nationaux ont, eux, enregistré 2,39 millions de passagers, soit une progression de 8,36 %.
Casablanca et Marrakech concentrent une large partie des flux. L’aéroport Mohammed V s’est imposé comme la principale porte d’entrée aérienne du pays avec 6,95 millions de passagers, devant Marrakech-Ménara et ses 6,41 millions. Agadir-Al Massira a comptabilisé 2,18 millions de voyageurs, tandis que Tanger Ibn Battouta et Rabat-Salé ont respectivement enregistré 1,71 million et 1,45 million de passagers.
L’Europe demeure de très loin le premier marché international desservi depuis le Maroc. Elle a généré 16,54 millions de passagers sur les sept premiers mois de l’année, avec une croissance de 9,29 %. D’autres marchés affichent toutefois des progressions particulièrement marquées : le trafic avec l’Amérique du Sud a bondi de 34,21 %, celui avec l’Amérique du Nord de 14,54 %, tandis que les échanges aériens avec l’Afrique ont augmenté de 13,74 %.
À l’inverse, les liaisons avec le Moyen-Orient et l’Extrême-Orient ont reculé de 4,12 %, à 1,24 million de passagers.
La progression ne se limite pas au nombre de voyageurs. 164.164 mouvements d’avions ont été enregistrés à fin juillet, en hausse de 9,82 %. Le fret aérien suit également une trajectoire positive, avec 66.980,55 tonnes transportées, soit une progression de 12,61 %. Rien qu’au mois de juillet, les plateformes aéroportuaires marocaines ont accueilli 3,45 millions de passagers.
Ces chiffres traduisent une montée en puissance simultanée du transport aérien international, des déplacements domestiques et du fret. Pour les principaux hubs marocains, l’enjeu sera désormais d’absorber cette croissance tout en accompagnant l’augmentation attendue des flux touristiques et économiques.




