OCP maintient le cap malgré le ralentissement du marché au premier semestre 2026

Le groupe OCP a réalisé un chiffre d’affaires de 48,37 milliards de dirhams au premier semestre 2026, en retrait par rapport aux 52,17 milliards enregistrés sur la même période un an auparavant. Malgré cette baisse, le géant marocain des phosphates conserve une solide capacité d’adaptation dans un environnement marqué par les tensions géopolitiques et les perturbations des chaînes logistiques mondiales.

Le deuxième trimestre illustre cette évolution. OCP a généré 28,28 milliards de dirhams de revenus, contre 30,57 milliards au deuxième trimestre 2025. La pression sur les marchés et les difficultés affectant les flux internationaux de matières premières ont pesé sur l’activité.

Pour préserver ses performances commerciales, le groupe a ajusté plusieurs leviers opérationnels. Ses approvisionnements, son portefeuille de produits et ses niveaux de production ont été adaptés afin de continuer à répondre aux besoins de ses clients malgré les conditions de marché moins favorables.

La trajectoire des investissements traduit également une phase de normalisation. Au deuxième trimestre, les dépenses d’investissement ont atteint 5,92 milliards de dirhams, contre 9,23 milliards un an plus tôt, soit une diminution de 36 %. Cette baisse intervient après le niveau élevé de décaissements enregistré précédemment.

Sur l’ensemble des six premiers mois de 2026, les investissements d’OCP s’établissent néanmoins à 16,07 milliards de dirhams, en hausse de 6 % par rapport aux 15,16 milliards du premier semestre 2025. Cette progression s’explique notamment par des paiements concentrés au premier trimestre pour plusieurs projets stratégiques liés aux infrastructures industrielles et hydriques ainsi qu’aux énergies renouvelables.

Le groupe prévoit désormais une modération de son effort d’investissement durant le reste de l’année, conformément à ses prévisions pour 2026.

Dans un secteur exposé aux fluctuations internationales, OCP mise ainsi sur la flexibilité de son modèle industriel pour absorber les variations de marché tout en poursuivant ses projets structurants au Maroc. Le recul du chiffre d’affaires au premier semestre ne s’accompagne donc pas d’un arrêt de la dynamique d’investissement, mais plutôt d’un ajustement du rythme des dépenses.

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