Le Maroc continue de tirer profit de la progression de son activité touristique. Les recettes Voyages ont atteint 79,01 milliards de dirhams au terme des sept premiers mois de 2026, soit une hausse de 13,4% par rapport à la même période de l’année précédente, selon les données de l’Office des Changes.
Cette progression permet au Royaume de dégager un excédent de 59,08 milliards de dirhams sur la balance Voyages. Le solde s’est ainsi amélioré de 15,7% sur un an, alors que les dépenses Voyages ont progressé de 7,3%, pour atteindre 19,92 milliards de dirhams.
La hausse des revenus touristiques accompagne une augmentation continue des arrivées internationales. Durant les six premiers mois de 2026, le Maroc a accueilli 9,4 millions de touristes, soit 6% de plus qu’un an auparavant. Plusieurs marchés européens ont enregistré des progressions importantes. Les arrivées en provenance d’Allemagne ont notamment augmenté de 14%, contre 10% pour les Pays-Bas et 9% pour la France et la Belgique.
Le marché polonais se distingue particulièrement, avec une progression de 32% des arrivées. L’Italie affiche pour sa part une hausse de 6%, tandis que le Royaume-Uni et les États-Unis progressent respectivement de 4% et 9%.
L’activité hôtelière suit la même trajectoire. Les nuitées enregistrées dans les établissements d’hébergement classés ont augmenté de 9% à fin juin 2026. Cette performance intervient après une progression déjà importante de 12% enregistrée un an plus tôt.
Le trafic aérien confirme également l’accélération des flux touristiques. Les aéroports marocains ont accueilli 22,28 millions de passagers au cours des sept premiers mois de l’année, soit une progression de 8,77% sur un an. Le trafic international représente 19,89 millions de passagers, en hausse de 8,82%.
Avec la progression simultanée des recettes, des arrivées, des nuitées et du trafic aérien, le tourisme s’impose comme l’un des principaux moteurs des échanges extérieurs du Maroc. La hausse de 13,4% des recettes Voyages montre surtout que la croissance du secteur se traduit désormais par des retombées financières de plus en plus importantes pour l’économie nationale.




