Le Canada prévoit d’accueillir 380 000 nouveaux résidents permanents par an entre 2026 et 2028, selon les données du ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada (IRCC). Cette orientation traduit la volonté d’Ottawa de maintenir l’immigration à un niveau considéré comme plus soutenable.
Au premier semestre 2026, 155 800 personnes avaient déjà obtenu leur résidence permanente au Canada. Le pays cherche parallèlement à réduire la pression liée à l’immigration temporaire, notamment celle des étudiants étrangers et des travailleurs temporaires.
Le gouvernement canadien souhaite ainsi faire passer la part des résidents temporaires sous la barre des 5 % de la population d’ici la fin de 2027. Cette réorientation marque une volonté de mieux maîtriser les différents flux migratoires tout en conservant une capacité importante d’accueil de nouveaux résidents permanents.
L’immigration économique reste au centre de cette politique. Elle devrait représenter environ 63 % des admissions permanentes en 2026, avant de progresser à 64 % en 2027 et 2028. Selon l’IRCC, cette proportion figure parmi les plus élevées enregistrées depuis plus de dix ans.
Cette priorité accordée aux profils économiques confirme l’importance accordée par Ottawa aux travailleurs susceptibles de répondre aux besoins du marché de l’emploi canadien. Le gouvernement maintient en parallèle des dispositifs permettant à certaines personnes déjà présentes sur le territoire de passer exceptionnellement au statut de résident permanent au cours des années 2026 et 2027.
Pour les candidats à l’immigration, le nouveau cadre met donc davantage l’accent sur la sélection des profils et sur l’immigration économique, tandis que le Canada cherche à limiter le poids de la population temporaire.




