Safran fera du Marrakech Air Show 2026 une vitrine de ses technologies aéronautiques, mais aussi de la montée en puissance de son dispositif industriel au Maroc. Du 7 au 10 octobre, le groupe français présentera au stand E2 plusieurs solutions couvrant la propulsion, la défense, les équipements électriques et les moteurs d’avions commerciaux.
Une présence qui reflète la diversité de Safran
Le constructeur exposera notamment le Makila, une famille de moteurs destinée aux hélicoptères lourds. Cette motorisation équipe plusieurs appareils d’Airbus Helicopters, notamment les Puma, Super Puma, Cougar, H225 et H225M Caracal. Selon les versions, le Makila développe entre 1 800 et 2 100 chevaux sur arbre pour des hélicoptères de neuf à douze tonnes.
Safran mettra également en avant l’Euroflir 410, un système optronique développé par Safran Electronics & Defense. Destiné aux plateformes aéroportées, il peut intégrer jusqu’à dix capteurs vidéo et laser et fonctionner sur quatre bandes spectrales, du visible à l’infrarouge moyen. Il peut ainsi être utilisé pour des missions de surveillance, de marquage ou encore de désignation laser.
Sur le volet civil, le groupe présentera le LEAP-1B, développé par CFM International, la coentreprise de Safran Aircraft Engines et GE Aerospace. Ce moteur équipe exclusivement les Boeing 737 MAX.
Le Maroc prend une place croissante dans la stratégie du groupe
La démonstration technologique de Marrakech intervient alors que Safran renforce considérablement ses capacités industrielles dans le Royaume.
À Casablanca, le groupe prépare notamment une ligne d’assemblage consacrée au LEAP-1A, destiné aux Airbus A320neo. L’installation doit atteindre une capacité de production de 350 moteurs par an à partir de 2027.
Safran prévoit également une activité de maintenance et de réparation de moteurs. Celle-ci doit atteindre une capacité de 150 moteurs par an et générer près de 600 emplois à terme.
Un réseau industriel déjà bien implanté
Ces nouveaux projets viennent s’ajouter à plusieurs activités déjà opérationnelles au Maroc.
À Nouaceur, Matis Aerospace, détenue par Safran Electrical & Power et Boeing, fabrique environ 150 000 câblages par an pour les programmes de Boeing, Airbus et Dassault. Le site produit également des harnais destinés aux moteurs LEAP, CFM56 et GE90.
À Rabat-Aïn Atiq, Safran dispose d’un autre site consacré notamment à la production de harnais et à des activités liées aux nacelles et aux sous-ensembles composites.
L’objectif est désormais de renforcer la profondeur de cette implantation en développant plusieurs métiers complémentaires au sein de l’écosystème aéronautique marocain.
Une nouvelle usine dédiée aux trains d’atterrissage
L’expansion de Safran au Maroc ne se limite pas aux moteurs et aux équipements électriques.
En février 2026, le groupe a annoncé la construction à Casablanca d’une nouvelle usine spécialisée dans les systèmes de trains d’atterrissage. L’investissement dépasse 280 millions d’euros. Le futur site couvrira 26 000 m² et devrait entrer en service en 2029, avec près de 500 emplois à la clé.
Ce projet constitue une nouvelle étape dans la diversification des activités de Safran au Maroc et renforce la position du Royaume dans la chaîne mondiale de production aéronautique.
Plus de 5 500 salariés au Maroc
Safran compte désormais plus de 5 500 salariés répartis sur dix sites dans le Royaume. Ce chiffre devrait continuer à progresser avec les recrutements liés aux nouvelles capacités industrielles, notamment autour du programme LEAP.
À Marrakech, les visiteurs découvriront donc bien plus qu’une sélection de moteurs et de systèmes aéronautiques. La présence de Safran permettra aussi de mesurer le changement d’échelle de ses activités au Maroc, où le groupe construit progressivement une base industrielle couvrant un nombre croissant de métiers de l’aéronautique.




