À Miami, le Maroc a mis en avant ses opportunités industrielles pour renforcer les investissements américains. L’ambassadeur du Royaume à Washington, Youssef Amrani, a appelé les entreprises américaines à approfondir leur présence sur le marché marocain, en particulier dans les secteurs liés à l’industrie, à l’énergie et aux matières premières stratégiques.
Cette initiative a été présentée le 22 octobre lors de la première édition des Morocco Days in Miami, organisée par le consulat général du Maroc jusqu’au 24 octobre. La rencontre a réuni une cinquantaine de chefs d’entreprise, d’investisseurs et de représentants institutionnels autour des perspectives de coopération économique entre les deux pays.
L’aéronautique, les minerais critiques, l’agriculture, l’énergie et les technologies figurent parmi les domaines ciblés. Ces secteurs offrent des possibilités de coopération dans un contexte où les entreprises cherchent à diversifier leurs fournisseurs, à sécuriser leurs approvisionnements et à développer de nouvelles capacités industrielles.
Pour Youssef Amrani, le Maroc dispose des atouts nécessaires pour consolider ce rapprochement économique. Le Royaume met notamment en avant ses infrastructures, ses écosystèmes industriels et les réformes engagées pour améliorer l’environnement des affaires. Sa position géographique constitue également un avantage pour les entreprises américaines qui souhaitent développer leurs activités sur les marchés africains.
L’année 2026 marque plusieurs étapes importantes dans les relations entre Rabat et Washington. Elle correspond au 250e anniversaire de l’indépendance américaine et des liens historiques entre les deux pays, ainsi qu’aux vingt ans de mise en œuvre de leur accord de libre-échange. Entré en vigueur en 2006, ce dernier est le seul accord de ce type conclu par les États-Unis avec un pays africain.
Le diplomate marocain a plaidé pour une coopération économique davantage orientée vers les investissements, la création de valeur et la compétitivité. Il a également souligné le rôle des femmes entrepreneures et dirigeantes dans le développement des échanges commerciaux et des projets innovants entre les deux marchés.
La Floride constitue un autre point d’appui pour cette stratégie. La consule générale du Maroc à Miami, Chafika El Habti, a mis en avant les perspectives de coopération dans l’investissement, le commerce et l’innovation. Elle a également souligné l’importance de la communauté marocaine installée dans cet État pour faciliter les contacts entre les acteurs économiques.
Les compétences de la diaspora représentent aussi un levier de développement. Ismail Lamghari, secrétaire général du département chargé des Marocains résidant à l’étranger, a insisté sur leur contribution potentielle aux investissements, au transfert de savoir-faire et aux nouveaux projets économiques du Royaume.
Les représentants de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations ont présenté les infrastructures du pays, ses différents écosystèmes industriels et les dispositifs d’accompagnement proposés aux investisseurs. Les grands projets structurants du Maroc ont également été mis en avant pour identifier de nouvelles possibilités de partenariats avec les entreprises américaines.




