Le Maroc figure de nouveau parmi les principaux débouchés du blé dur canadien. Après une baisse des achats lors de la précédente campagne agricole, les premières données de la saison 2026-2027 signalent une reprise des échanges. Une évolution importante pour l’approvisionnement des industriels marocains de la semoule, des pâtes alimentaires et du couscous.
En août 2026, le Canada a exporté 421 000 tonnes de blé dur, soit une progression de 210 % par rapport au même mois de l’année précédente. Le Maroc et l’Italie se sont imposés comme les deux principales destinations de ces expéditions, selon les données d’Agriculture et Agroalimentaire Canada.
Ce retour en force intervient après une campagne 2025-2026 moins favorable aux exportateurs canadiens. Les livraisons vers le Royaume avaient diminué de 18 %, notamment grâce à de meilleures récoltes en Afrique du Nord, qui avaient limité les besoins d’importation régionaux.
Malgré ce recul, les achats marocains étaient restés importants. Entre août 2025 et juin 2026, ils avaient atteint environ 900 000 tonnes. Le Maroc occupait alors la troisième place parmi les clients du Canada, derrière l’Algérie et l’Italie.
Les premiers chiffres de la nouvelle campagne confirment l’accélération des échanges. À la fin septembre, les volumes de blé dur acheminés par les circuits d’exportation agréés au Canada atteignaient 787 000 tonnes, contre 359 000 tonnes un an auparavant.
Face à cette dynamique, Ottawa a relevé de 250 000 tonnes sa prévision annuelle d’exportation. Le volume attendu pour la campagne 2026-2027 s’établit désormais à 5,3 millions de tonnes.
Le Canada anticipe également une production de 6,415 millions de tonnes de blé dur et des stocks de fin de campagne de 1,35 million de tonnes. Le prix moyen prévu aux producteurs atteint 290 dollars canadiens la tonne.
Pour le Maroc, l’évolution de l’offre canadienne constitue un indicateur à suivre. Le blé dur représente une matière première stratégique pour les industries qui fabriquent la semoule, les pâtes et le couscous. Les prix internationaux, les disponibilités exportables et la qualité des récoltes peuvent ainsi influencer les conditions d’approvisionnement des opérateurs marocains.
La progression des exportations canadiennes ne signifie toutefois pas automatiquement une baisse des prix au Maroc. Les coûts du transport maritime, les taux de change et l’évolution de la production nationale restent déterminants dans le coût final des importations.
La place du Canada dans les achats marocains dépendra donc aussi des prochaines récoltes au Maroc et dans les autres pays producteurs. Après une campagne marquée par un recul des volumes, la reprise observée en août confirme que le Royaume demeure un marché important pour les exportateurs canadiens de blé dur.




