jeudi , 24 septembre 2020
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Une ingénieure dénonce les combines déployées sur le chantier de l’autoroute 40
Une ingénieure dénonce les combines déployées sur le chantier de l'autoroute 40

Une ingénieure dénonce les combines déployées sur le chantier de l’autoroute 40

Les témoignages s’enchaînent devant la Commission Charbonneau concernant le chantier de l’autoroute 40 effectué en 2003. L’entreprise des Grands Travaux Soter, la firme de génie-conseil Génivar, Tecsult et un ingénieur du MTQ sont cités dans ce dossier par une jeune ingénieure « Karen Duhamel » qui a été entendue, mardi, par la Commission. Cette dernière a dénoncé les interminables combines déployées par ces parties pour gonfler les chiffres en augmentant les quantités des matériaux dont avait besoin le chantier. Le projet, qui avait nécessité une enveloppe de 35 millions de dollars, a vu les chiffres passer à 40 millions de dollars soit 5M$ d’extras.

Selon les déclarations de Mme Duhamel, en rejoignant les rangs de Génivar, elle avait été chargée de vérifier les quantités des matériaux. Elle a vite compris que les livraisons n’étaient pas conformes aux besoins. En essayant d’attirer l’attention de ses supérieurs sur les irrégularités enregistrées sur le chantier, elle a eu droit à la sourde oreille de ces derniers. Elle a ajouté que son supérieur « Noubar Semerjian » avait reçu une importante somme d’argent de Soter et elle en a été témoin. Après avoir frappé à toutes les portes, elle s’est dirigée vers le syndic de l’Ordre des ingénieurs du Québec, mais rien.

Ces derniers voulaient des preuves solides et des documents qui prouvent cela. Elle s’est alors dirigée vers ses supérieurs à Génivar et c’est là où elle a compris que la situation était bien rodée entre toutes les parties concernées par ce chantier. Ses supérieurs lui ont même conseillé, d’une façon indirecte, de se tenir à carreau et penser plutôt à sa carrière de jeune ingénieure qui n’est qu’à ses débuts. Mise à l’écart par Semerjian et sans aucune aide, elle a décidé de quitter Génivar. Suite à cela, elle ne pouvait plus décrocher d’emploi à cause de sa réputation qui l’avait précédée. Désormais, elle travaille pour la Ville de Montréal. Selon des informations de la Presse Canadienne

Joseph Marie

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